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Critiques événementiel

Sanctuary + Corpse Division + Diogene Theory + Kleszcz - Conflans - 07/11/09 - 11/11/2009

Concert Métal 7/11/2009

A peine le temps d'arriver qu'à 20h, Sanctuary entame les hostilités devant une salle quasiment vide.
Le jeune groupe officie dans un black metal symphonique assez froid, mené par Antoine, chanteur guitariste. Le quatuor démarre son set par une instrumentale au synthé appuyée par des gros riffs malsains suivit d'un tapping bien mélodique : c'est sublime d'entrée de jeu. Le quatuor envoie la purée avec des riffs glacials, une voix black très crue et efficace non sans rappeler Shagrath (vocaliste de Dimmu Borgir) sous ses meilleurs jours.
Les titres s'enchaînent à une vitesse folle et sont plutôt variés : arpèges rapides puis mid tempo (rythme varié), intro à la basse, envolées dantesques au piano. Ce dernier à une place très importante dans les compositions, il confère une ambiance sombre voire malsaine au son du groupe. Bien que trop statique, Sanctuary décharge un concentré d'énergie impressionnant pour son jeune âge, notamment sur leur première composition "Malediction" qui propose des riffs extrêmement froids et accrocheurs.
Les rares passages mélodiques s'avèrent être de très bonne facture et viennent aérer les compositions. Mention spéciale au (très) jeune batteur qui est vraiment talentueux et impressionnant! Le groupe remercie le public et semble content d'être là ce soir, essayant même de mettre en place un braveheart qui n'aura malheureusement pas lieu.
En 40 minutes, Sanctuary chauffe bien la salle grâce à des compositions puissantes et variées, entre un Dimmu Borgir pour la voix, Immortal pour le son de guitare et Anorexia Nervosa pour le clavier, rien que ça!

A 21h, c'est au tour des deathcoreux de Corpse Division de franchir la scène après une courte intro samplée qui fait bien monter la pression. La salle est presque remplie pour les accueillir et l'on comprend vite pourquoi : Christopher, frontman charismatique, possède une voix crue (typée deathcore) tout simplement hallucinante, il en va de même pour son sens de l'humour très appréciable !
Le chanteur ne s'arrête jamais : il demande un mosh pit, monte sur les amplis, fait sauter le public et ira même jusqu'à descendre de la scène pour mosher avec le public tout en chantant tandis qu'un des deux guitaristes headbangue à tout va en rythme avec les riffs effrénés : imaginez le carnage!
On appréciera le dialogue entre chaque chansons, le groupe étant visiblement très content d'être là. Les arpèges sont rapides et assassins tandis que les accords se font lourds et terriblement écrasants. Le tout est exécuté avec une précision chirurgicale déconcertante malgré un petit problème de son d'une guitare en début de set. Le rythme est toujours très soutenu bien que le groupe place ici et là des break mid tempo totalement dévastateurs et puissants qui viennent varier le rythme des compositions.
Malgré quelques rythmiques trop banales, le groupe arrive à se démarquer par des passages techniques avec des mélodies de haute voltiges. On regrettera que le bassiste soit complètement en retrait avec le reste du groupe.
En une grosse demie heure de jeu, Corpse Division met tout le monde d'accord sur sa prestation : survitaminée et puissante,  faisant presque oublier la non originalité de certaines de ses compositions, tant le show du quinquet fut intense et débordant d'énergie. Un excellent représentant du deathcore français et à n'en plus douter, une valeur sûre de ce genre.

Peu avant 22h, Diogene Theory arrive avec un gros son et une voix puissante (entre death et deathcore), malheureusement étouffée par la présence injustifiée des trois guitares. Les riffs bien que classiques, sont lourds et puissants mais le rendu est hélas un peu "brouillon" et désordonné à cause de ces trois guitares qui s'entremêlent sans cesse, les problèmes de sons et de matériel (corde cassée) n'aidant pas.. Le tout reste tout de même rapide et rentre dedans, avec un côté très  Meshuggah, qui est d'ailleurs une des influences du groupe.
Le groupe possède quelques atouts comme le fait de proposer des chÅ“urs venant soutenir la voix principale. Le seul avantage d'avoir les trois guitares ici est que les solos sont épaulés par de grosses rythmiques, ajoutant encore de la puissance au son du groupe.
On notera une légère influence prog avec des breaks mid tempo instrumentaux longs et planants ainsi que quelques arpèges efficaces exécutés à cent à l'heure. Autre point positif, les voix sont différentes et donnent légèrement du relief aux compositions, malheureusement trop banales et répétitives pour posséder un réel intérêt, ce qui sera notable tout le long du set... Et pourtant, Meuric, le chanteur/guitariste se démène et essaie de faire réagir le public au maximum. La prestation reste tout de même largement au niveau puisque ce dernier en redemandera et que le groupe ne se fera pas prier et se donnera au maximum pendant ses 35 minutes de jeu !

A 22h50, c'est Kleszcz qui débarque sur les planches. Le groupe est mené par Ben, excellent frontman officiant également dans la formation montante Dreadful Silence.
D'entrée de jeu, le groupe fait bien comprendre qu'il n'est pas là pour rigoler et qu'il n'a rien a voir avec les groupes précédents.
Au menu, le quatuor nous sert de bons gros blasts, des riffs tantôt lourds, tantôt rapides avec un son très death'n roll qui affranchit Kleszcz de tomber dans une quelconque banalité deathcorienne, même si le groupe garde le break effréné (caractéristique du hardcore et du deathcore). En effet c'est la permanente lourdeur du rock'n roll et la complexité de certains riffs qui démarquent Kleszcz des formations précédentes. Mais ce n'est pas tout, le plus bluffant réside dans le chant : la voix de Ben est absolument inhumaine, torturée, poussée à l'extrême, oscillant entre un chant brutal death et des cris de cochons agonisants, c'est incontestablement "l'homme de la soirée" par sa présence scénique et son jeu de scène très personnel : pas une seconde ne passe sans que le jeune homme hurle, bouge, fasse les cents pas, monte sur une caisse ou un ampli, se verse de l'eau ou nous délivre un sourire.. (malsain?).
Les passages mid tempo sont tellement puissants qu'on à la nette impression de passer sous un rouleau compresseur tandis que les passages techniques ne manquent pas et viennent aérer les compositions. On appréciera énormément les changements soudain de rythmes que le batteur arrivera à suivre à la perfection, donnant des coups succincts et précis de double pédale.
Le groupe ne s'arrête pas là en proposant sur un titre une alternance "arpèges techniques/chant" réellement impressionnante, efficace et même innovant. Et ne le cachons pas, le mot "innovation" ne fait que trop rarement parti du vocabulaire de la scène deathcore. La basse, non sans rappeler Alex Webster (l'excellent bassiste de Cannibal Corpse), est rapide et ronronnante, elle rampe et accomplie vraiment un duo avec la batterie.
Vous l'aurez compris, le quatuor, recelant d'atouts, s'impose indéniablement comme le groupe de la soirée grâce à un frontman déjanté mais non pas moins talentueux et impressionnant, soutenu par des musiciens de haut niveau, le tout formant une entité ravageuse et sans limite. Vous voulez du crazy brutal death(core)'n roll ? Demandez Kleszcz, vous serez servi !

Source : Abyssos

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Un ami a pensé que la page "Actualités" du site espritrock.org vous intéresserait, vous pouvez la consulter à l'adresse ci-dessous :
http://espritrock.org/cid525/sanctuary-corpse-division-diogene-theory-kleszcz-%C3%83%C2%A2%C3%82%C2%80%C3%82%C2%93-conflans-%C3%83%C2%A2%C3%82%C2%80%C3%82%C2%93-07-11-09.html

Nous vous souhaitons une bonne visite et une bonne journée.

L'Oeil de Lucas
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