Darkenhöld est un groupe de black metal français formé en 2008 par Aldébaran (fondateur et compositeur principal d'Artefact). En 2009, le groupe sort deux splits : le premier avec Fhoi Myore et le second avec Naastrand. A noter que le groupe a aussi participé à un tribute to Emperor.
Liens utiles :
null
Split de Naastrand (Wrath of the Serpent...) et Darkenhöld (Of Citadels...)
Line up Darkenhöld :
Track-list Darkenhöld :
05 - Citadel of Obsidian Slumber
06 - Cleaving the Ethereal Waves
07 - Curse of Poenari (Wallachia cover)
08 - Cosmos... (Mephistopheles cover)
Les éléments de la nature, l'eau et le feu ont décidé de réunir deux formations françaises à l'occasion d'un split : Naastrand et Darkenhöld.
Naastrand n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'ils ont sorti une démo du nom de Funeral Moon en 2007. Qu'en est t-il deux ans plus tard ? En route pour l'embarquement, hissez les voiles, larguez les amarres !
En effet le groupe nous amène en mer avec son black traditionnel, s'ancrant dans une veine très épique, non sans rappeler Windir sous ses meilleurs jours. Le capitaine du navire, Belzek, dotée d'une voix crue et efficace, vocifère sa haine tandis que ses loups de mer se préparent à affronter les déferlantes de vagues en exécutant des riffs variés et accrocheurs. Tel un tsunami, Frost Night et The Return Of The Damned Shades se démarquent par des vagues lourdes et hautes mais aussi par quelques passages en clean : l'ambiance est envoutante. Naastrand accorde en effet beaucoup d'importance à l'atmosphère de sa musique, n'hésitant pas à déchaîner les mers sur Leviathan's Blow, parsemé de mélodies lentes et aériennes et soutenu par un clavier. Puis peu à peu, les vagues fondent sous un soleil cramoisi étincelant : les mélodies sont très présentes sur Wrath Of the Serpent.... A tel point que Haunted Creek prend des accents très heavy avec son superbe lead à deux guitares et son solo sublime et inattendu. La présence d'un clavier vient sans cesse dynamiser et aérer l'ensemble, insufflant une touche ambiante aux compositions, telle une légère brise matinale remuant farouchement l'eau, éludant tout ennui. La batterie tape frénétiquement et résonne haut et fort, comme si nos Alsaciens s'attaquaient ardemment à un iceberg qui leur bloquait le passage.
Naastrand propose ici quatre compositions qui brillent par leur unité et leur efficacité. Le tout est servi par un niveau technique et une production irréprochable avec un côté catchy qu'on ne retrouve que trop rarement dans le black metal. En définitif, Wrath of the Serpent n'est pas un objet de plus et étincelle en tout point par sa magnificence.
Venons-en maintenant à Darkenhöld, qui lui, à déjà accosté sur des terres anciennes, non loin d'une vieille forteresse aux allures sombres et inquiétantes...
Le général Cervantes déclare la guerre avec sa voix crue (qui se fait parfois plus grave) mise en valeur par des riffs tantôt assassins, tantôt malsains (Citadel of Obsidian Slumber qui finit par un solo rock'n roll). Mais là ou Darkenhöld excelle et captive pleinement l'attention, c'est dans l'ambiance soignée de ses compositions. En effet, cette bataille de riffs n'empêche pourtant pas à la horde sanguinaire de se mettre en retrait le temps d'un break : de somptueux arpèges clean viennent créer une ambiance éthérée (Cleaving the Ethereal Waves). Le climat chevaleresque est renforcé par les samples et les mélodies davantage présentes sur les deux reprises : clavier et flûte sont de rigueur sur Curse of Poenari de Wallachia et Comos de Mephistopheles où tous les ingrédients de la bataille sont réunis : mélodies épiques, dignes des plus grands combattants de heavy, chant clair, arpèges cleans et solo de haute volée. Les reprises sont irréprochables et se mêlent curieusement bien au concept guerrier et au style du split bien que ce choix ne s'avère pas aussi judicieux qu'il y paraît. En effet, on se retrouve avec seulement deux compositions personnelles (pour à peine 9 minutes sur les 22), ce qui sera le seul point faible pour Darkenhöld, si l'on fait abstraction du fait que les deux reprises sont les compositions les plus abouties et les plus originales.
null Mais ne boudons pas notre plaisir, Of Citadels...null intrigue en tout point par ses instincts guerriers, sa touche définitivement pagan est un régal et donne vraiment envie d'en entendre davantage car la troupe dévoile dans ses deux compositions un certain potentiel au service d'un bon niveau technique. Rarement vous n'aimerez autant la guerre!
null