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Accueil > S'informer > Actualités > Punk Isn't It + Slide Again + Diogene Theory + Dreadful Silence + Henker – Conflans – 06/03/2010

Evénements

Punk Isn't It + Slide Again + Diogene Theory + Dreadful Silence + Henker – Conflans – 06/03/2010 - 09/03/2010

Punk Isn t It A 19h15, c'est Punk Isn't It qui se charge d'entamer la soirée. Ce quatuor en provenance de l'Essonne officie dans un punk rock très énergique, non sans rappeler une once Blink 182 par ses compositions très ensoleillées.
Malgré une salle quasiment vide, le groupe est réellement content d'être là, s'amuse à faire quelques blagues et captive sans mal le peu de personnes présentes par ses riffs accrocheurs, ses quelques mélodies à la deuxième guitare et la superbe voix de Noïsy qui est très à l'aise sur scène. Quelques breaks plus heavy ou autres solos mélodiques viennent de temps en temps rafraîchir le style du groupe, ce qui est un bon point car la rythmique peut vite s'avérer lassante dans le punk. Le groupe sait de plus renforcer sa puissance vocale par la présence de chœur. Le plus étonnant restera que les titres ne sont pas du tout répétitifs et gardent toujours leurs aspects accrocheurs.
Punk Isn t ItAprès 30 minutes de jeu, le quatuor clôt son set sur une reprise de l'Hymne de Nos Campagnes (Tryo) version punk bien sûr qui s'avère être plus énergique et accrocheuse que la version originale!

Slide AgainOn reste toujours dans la branche punk rock ou plutôt pop/punk avec Slide Again qui foule les planches à 20h tapantes. La salle commence à se remplir, ce qui n'est pas étonnant au vu du style accrocheur opéré par le groupe. En effet, si Punk Isn't It rappelait légèrement Blink 182, c'est davantage le cas avec Slide Again. La légendaire formule couplet à la basse et grosses guitares au refrain est ici mise à l'œuvre et cela semble marcher malgré une trop grande part d'inspiration puisée du célèbre trio Californien selon moi. De plus, Fit est chanteur/bassiste et sa voix rappelle un peu celle de Mark Hoppus, l'accent en moins tout de même…
Slide Againe groupe se démarque par ses trois chanteurs qui opèrent souvent des chœurs simultanément pour une puissance vocale évidemment impressionnante même si quelques morceaux se ressemblent trop à cause des structures qui sont souvent ficelées de la même façon.
Le groupe finira tout de même par un titre en hommage à la country et une superbe reprise de Une Souris Verte chantée en chœur, rien de mieux pour conclure vous en conviendrez ! En 35 minutes de jeu, le groupe réussit aisément son pari de créer son petit coin de Californie en plein Paris au même titre qu'il chauffe la salle et amène du monde pour les pointures suivantes.

Diogene Theory21h. Des lumières sombres nous font comprendre que les choses sérieuses vont pouvoir commencer. On quitte en effet les sentiers punk/rock pour se diriger vers quelque chose de plus complexe et ça, on l'intègre dès les premières notes de Diogene Theory. Si le groupe ne m'avait pas réellement marqué lors de leur dernier passage à cause de la voix trop en retrait dû aux trois guitares, ce soir le son vraiment bien dosé et la voix de Meuric fait mouche !
On note une alternance de passages rapides et techniques avec des passages plus lourds, plutôt "compresseurs" avec les trois guitares. La voix se situe dans une sorte de death metal, pesante et puissante : l'atmosphère en est presque malsaine. Ajoutez à cela quelques break prog, psyché, planants en son clean (et tout ce que vous voudrez) pour rafraîchir le style du groupe déjà à part, et là vous comprendrez que Diogene Theory a trouvé sa formule! De plus, chaque musicien va à tour de rôle délaisser son poste pour s'occuper du chant principal, ce qui, comme je l'avais dit dans le report précédent, donne du relief à la puissance vocale du quinquet.
Diogene Theory A noter qu'une des guitares s'occupe toujours des mélodies et donne l'ambiance directrice du morceau. Mais Diogene Theory puise aussi ses influences de la scène hardcore en proposant souvent des passages saccadés littéralement écrasants! Entre thrash, death progressif et même hardcore, le quinquet aura ravi la foule au cours de ces 40 minutes, donnant une bonne leçon à cette dernière : l'ambiance reste un atout de taille. Reste peut-être à développer davantage ce côté ambiant, planant, progressif et mélodique employé lors des breaks qui restent le point fort du groupe, tout en l'affranchissant de tomber dans une quelconque banalité!

Dreadful SilenceA 22h, la salle n'est encore qu'à moitié pleine et pourtant les chouchous de la soirée s'apprêtent à arriver : Dreadful Silence.
Ben, leader charismatique à la bouille maquillée, débarque sur scène de manière clownesque, accompagné d'un caribou qui semble lui en vouloir ! Le groupe semble avoir pas mal développé son côté mise en scène qui colle très bien à sa musique complexe. En effet, confettis et autres serpentins seront de rigueur et le public en sera littéralement aspergé tout en prenant un malin plaisir à headbanguer face à des riffs tout aussi puissants que précis, lourds et écrasants grâce au son massif dont dispose les Dreadful Silence.
Ben occupe bien tout l'espace scénique en faisant ses habituels allers et retours tel un fou, en offrant des sourires malsains au public mais aussi en démontrant une fois de plus sa manière de chanter époustouflante, absolument inhumaine, torturée, poussée à l'extrême, oscillant entre brutal death et deathcore pour les cris aigus de cochons agonisants ("pig squeal") mais aussi chant parlé!
Les riffs sont variés eux aussi : rythmique tantôt lourde, tantôt rapide, tantôt saccadée (ce qui accroît la brutalité du groupe), tantôt thrash mais la mélodie n'est jamais loin avec quelques solos rock'n roll tout en feeling ou encore quelques passages psychédéliques qui laissent quant à eux un peu de répit à un public qui ne semble jamais en nécessiter!
Dreadful SilenceAprès quelques chansons, on fait d'ailleurs l'heureuse constatation que la salle est quasiment pleine à craquer et que le public prend son pied et s'adonne aux pogos ou à diverses façons d'headbanguer.
Au bout de 45 minutes de jeu, le méchant caribou vient asséner un coup de seringue à notre Ben national qui semble devenir fou (quoi? Il ne l'était pas déjà?) et nous assène alors à son tour toute sa folie grâce aux deux guitares qui mettent superbement en relief sa voix.
En pile une heure de jeu (durée qui permet de bien s'imprégner du style si particulier du groupe), Dreadful Silence prouve une nouvelle fois de quel trempe il est : un groupe décidément mature, maître de son propre concept et de ses mises en scènes aussi spectaculaires qu'imprévisibles, qui sait enchaîner les chansons sans aucun répit tout en gardant une excellente présence scénique afin de livrer sans mal un show dont l'intensité peut se qualifier de constante, ce qui est assez exceptionnel pour être souligné vu la durée du show! Seul petit regret peut être, le groupe semble tout miser sur la (les) rythmique(s) (deux guitares) alors qu'il pourrait progresser davantage en étoffant son côté mélodique encore un peu absent.


A 23h25, c'est au tour du quatuor Henker et autant dire que Dreadful Silence à levé la barre haute. Double mission donc pour Henker : maintenir cette intensité malgré une salle un peu moins remplie et surtout clôturer la soirée du mieux possible.
HenkerGrosses Jackson noires, test de double pédales, long t shirt de football américain (non sans rappeler Jeff Hanneman de Slayer bien sûr.0.) death metal ? Après un cours sample où le groupe est sereinement aligné et plongé dans le noir total, on a enfin la réponse... Brutal death metal technique !
Les quatres musiciens gonflés à bloc semblent tout donner à chaque morceau dont l'exécution se fait avec une précision chirurgicale déconcertante. Rythmique en sweeping, son béton, grosse gestuelle, double pédale à bloc sont au menu ce soir !
Frantz a une énorme présence sur scène à l'image de leur son qui aplatit tel un rouleau compresseur et convie tout le public à headbanguer en chœur. Et même si le tempo est souvent à cent à l'heure et les riffs tout le temps assassins et rapides (dans une veine thrash/death brutale et technique), le groupe sait quand même relâcher la pression le temps d'un mid tempo si lourd qu'on a l'impression que l'air commence à manquer dans le petit conservatoire de Conflans. D'ailleurs, on a plus vraiment l'impression d'y être mais plutôt de jouer notre vie à côté d'Henker qui en plus d'exécuter une musique ultra technique, se fait plaisir à headbanguer à fond (mentions spéciales aux deux guitaristes, Seb & Laurent).
HenkerSi le groupe sait ralentir son tempo il sait aussi l'augmenter à tel point que certaines accélérations d'arpèges complètement inattendues atteignent des sommets vertigineux réellement intenses. Il en est d'ailleurs de même côté batterie où la double pédale mitraille souvent à fond les manettes, sans pour autant se dérober de quelques subtilités elles aussi impressionnantes! De plus, Henker surprend à tout moment comme par exemple lors de ses passages en sweeping à deux guitares qui sont exécutés pour faire une simple liaison dans un morceau ou parfois lors un solo déjanté à n'en plus finir!
Au bout de 35 minutes qui en parurent plutôt 10, morceaux enchaînés comme des lettres à la poste obligent, Henker, dont l'énergie ne semble posséder aucune limite, laisse son public abasourdi par la baffe qu'il ne s'attendait pas à prendre, ou en tout cas, pas de cette volée. Qu'une chose à dire : à bientôt pour le Thunderfest !

Source : Abyssos

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Un ami a pensé que la page "Actualités" du site espritrock.org vous intéresserait, vous pouvez la consulter à l'adresse ci-dessous :
http://espritrock.org/cid668/punk-isn-t-it-slide-again-diogene-theory-dreadful-silence-henker-%C3%82%C2%96-conflans-%C3%82%C2%96-06-03-2010.html

Nous vous souhaitons une bonne visite et une bonne journée.

L'Oeil de Lucas
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